Citations

'L'Histoire n'a jamais été tendre durant les lendemains des périodes de faible prime de risque', a rappelé le président de la Fed, Alan Greenspan.

 

"Nous nous rapprochons toujours plus du point où l'effet boomerang se fait sentir", estime en substance Michael Bazdarich, économiste chez UCLA Anderson. "Il y deux ans, je ne pensais pas qu'il y avait une bulle dans le logement, mais il y a désormais de nombreuses preuves du contraire."

 

Un "effet dangereux". Christian Noyer gouverneur de la Banque de France, devant la poursuite de la hausse des prix de l'immobilier en France.

 

"le retour à la réalité risque d'être cinglant" Marc Touati Natexis Banques Populaires (Chef Economiste).

 

"Le marché était soutenu par le mythe de la hausse éternelle des prix", explique l'économiste Dai Higashino (bulle au Japon).

 

Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste." Kenneth Boulding.

 

"Toutes les bulles se terminent dans la douleur, et c'est plus particulièrement le cas des bulles immobilières", prévient Richebächer.

 

 "Il faut avoir le courage de dire, simplement mais gravement, que la France d'aujourd'hui vit au-dessus de ses moyens" Thierry Breton  

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Chronique d’un krach annoncé ou comment l’immobilier m’a rendu fou.

Lundi 1 août 2005

 

Grosse surprise aujourd'hui sur télématin, Thierry Hay commence sa revue de presse en parlant de la une de "Libé", et il y va fort, comparant le marché immobilier à une grenouille et chacun sait ce qu'il advient de la grenouille lorsqu'elle gonfle : ELLE ECLATE.

Donc ce jour est à marquer d'une pierre blanche, c'est la dernière étape avant la grande messe du 20 h, c'est le double effet kiss cool, 2 grands médias de la presse écrite et de la télé se lâchent.

http://www.liberation.fr/img/pdf/UNE.pdf

http://www.liberation.fr/page.php?Article=314753

http://www.liberation.fr/page.php?Article=314754

http://www.liberation.fr/page.php?Article=314755

http://www.liberation.fr/page.php?Article=314756

http://www.liberation.fr/page.php?Article=314757

http://www.liberation.fr/page.php?Article=314758

http://www.liberation.fr/page.php?Article=314759

Extraits :

Jamais dans l'histoire humaine la valeur des terres et des bâtiments qu'on y édifie n'avaient crû aussi fort, aussi rapidement et aussi globalement

Le revers de la médaille est un endettement périlleux si la courbe vient à s'inverser, et une spéculation qui ne peut durer que tant que dure l'illusion d'une hausse sans fin des prix. Quand la spirale cale, ou s'inverse, l'économie entre en récession………. Plus haut se sera envolée la bulle, plus dure sera la chute.

certains économistes de renom, comme le prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz, estiment que la bulle immobilière est bien là. "Elle gonfle avec l'afflux de liquidités monétaires sous l'effet de deux facteurs : des taux d'intérêt historiquement bas et une méfiance des épargnants vis-à-vis de la Bourse", explique Evariste Lefeuvre, économiste chez Ixis, groupe Caisse d'épargne.

ce phénomène s'est produit dans de grandes villes telles que Boston, Los Angeles, Londres, Sydney et Tokyo", ajoute Borgy. Aujourd'hui, les mêmes attentes semblent provoquer les mêmes effets. Aux quatre coins de la planète, "les acheteurs ne sont pas découragés par la hausse des prix, dit Evariste Lefeuvre, puisqu'ils s'attendent à ce que des prix encore plus élevés viennent compenser leurs dépenses.

Pour l'instant, les économistes comparent le rapport moyen des prix de l'immobilier et des salaires. Le constat est incontestable... Il s'est dégradé partout dans les grandes villes, de l'Australie à la Chine en passant par la plupart des pays européens ou les Etats-Unis

à cause notamment des investisseurs professionnels qui placent leur argent un peu partout, en fonction des opportunités de profit………………………… montée en flèche des prix du pétrole a apporté une manne financière aux pays producteurs, qui recyclent une bonne partie de leurs liquidités dans l'immobilier.

 

 

Des spéculateurs, mais c’est pas possible ! !

Partout, les taux d'endettement relatif à l'immobilier ont augmenté. Le phénomène le plus important et qui milite pour la thèse de la bulle se passe aux Etats-Unis, où de plus en plus d'achats de maisons sont gagés sur la hausse future des prix et le maintien de taux d'intérêt relativement bas……………………Une remontée brutale des taux d'intérêt ou une baisse soudaine du prix du mètre carré risqueraient de mettre par terre ce fragile équilibre……………….."Mais les banquiers centraux savent qu'ils jouent aux apprentis sorciers, s'inquiète un économiste

Avec une hausse des taux d'intérêt, les ménages lourdement endettés à taux variable se retrouveraient dans une situation financière difficile. Voire en situation de quasi-faillite les obligeant à vendre leur bien dans la précipitation. Faisant alors exploser la bulle.

Bulle : état du marché dans lequel "la seule raison pour laquelle le prix est élevé est que les investisseurs pensent que le prix de vente sera encore plus élevé demain, alors que les facteurs fondamentaux ne semblent pas justifier un tel prix", selon la définition du prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz.

Depuis 2002, la hausse serait plus forte en province qu'en Ile-de-France. A Paris, le prix des appartements a doublé en sept ans, soit une hausse annuelle de 14,5 %

"Il semble qu'il y ait, au minimum, des signes de bouillonnement sur certains marchés locaux où les prix semblent avoir grimpé à des niveaux insoutenables." Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale américaine

Royaume-Uni ou aux Etats-Unis, la spéculation se nourrit grâce à un crédit immobilier "exotique". Par exemple, un propriétaire qui n'a pas encore fini de rembourser sa maison peut contracter un nouveau crédit hypothécaire, gagé sur la valeur de son bien dont la valeur a augmenté. Le voilà donc en position d'acheter une résidence secondaire ou de spéculer. "C'est un système très pervers qui entretient la hausse de façon artificielle" les ministres de l'Economie Sarkozy puis Gaymard avaient réfléchi à importer ce système pour redistribuer du pouvoir d'achat aux propriétaires. Mais Thierry Breton s'est, lui, montré très discret le sujet.

Espérons qu’il continue à rester discret.

 

Pour l'heure, le prêt qu'on rembourse sur un demi-siècle est encore dans les cartons. Mais il a ses défenseurs chez les banquiers, notamment au Crédit foncier. Aujourd'hui, les banques ne prêtent pas au-delà de trente ans. Elles s'y refusent parce qu'elles butent sur la durée maximale de l'hypothèque en France, soit trente ans. D'où l'idée d'une rallonge. Sous la forme d'une hypothèque rechargeable jusqu'à cinquante ans : "Imaginons que l'acquéreur veuille refaire sa toiture alors qu'il n'a remboursé que les deux tiers de son capital, on pourrait lui dégager un nouveau prêt en rechargeant son hypothèque", explique Jean-Marie Gambrelle, directeur des études stratégiques au Crédit immobilier de France (CIF). Bref, on serait bien parti pour de l'emprunt à vie... explique Jean-Marie Gambrelle, directeur des études stratégiques au Crédit immobilier de France (CIF). Bref, on serait bien parti pour de l'emprunt à vie...

Dans ce cas je préserve ma liberté en restant locataire.

 

Prêter sur trente ans pour un banquier est presque devenu banal.

Il y a peu, vingt ans semblait un maximum. Aujourd'hui, c'est devenu la seule façon pour les banquiers de financer les primo-accédants... donc de continuer à faire des affaires.

Comme si cela ne suffisait pas : "On a aussi considérablement allégé nos règles.

Et elles n’hésiteront pas à durcir ces mêmes règles lorsque leurs intérêts seront en jeux, et là malheur aux emprunteurs de l’impossible, qui n’auront plus comme raison de vivre que de rembourser.

 

Pour justifier les opérations de trente ans, CIF vante l'argent pas cher : "Avec une inflation à 2 % et un prêt à 3,5 %, le vrai prix de la maison s'établit à 1,5 % du montant de l'acquisition. Pour un logement à 200 000 euros, par exemple, ce coût sera de 250 euros par mois",

Une paille, mais n’oubliez pas que la majorité des intérêts sont remboursés sur les premières années. Refaites le calcul en considérant qu’en moyenne vous revendez votre maison tous les 7 ans, et vous verrez que le coût est beaucoup plus important.

 

En fait, toute la démonstration du banquier repose sur le postulat que le bien se valorisera forcément comme l'inflation. Ce qui n'a rien d'automatique.

Les banquiers seraient-ils donc des pousse-au-crime ? Les emprunteurs ont de très bonnes raisons de s'interroger. "C'est vrai que trente ans, ça fait peur", reconnaît un prêteur : "C'est plus qu'une peine de sûreté.

Se lier avec son banquier s’est aussi perdre sa liberté.

 

Or un prêt sur trente ans n'en finit pas de s'amortir. Meilleurtaux, le courtier sur Internet, propose sur son site un petit simulateur de prêts. Parfait pour calculer son tableau d'amortissement. Quand on emprunte sur trente ans et qu'on est obligé de vendre au bout de dix ans, il reste encore 234 000 euros de capital à rembourser au banquier (au taux de 3,70 %), soit plus des trois quarts de la somme empruntée.

En moyenne le Français revend sa maison tous les sept ans.

 

Quand nos clients sont jeunes et beaux, ils ne se voient jamais en difficulté." Face à cet emballement généralisé, la Commission bancaire commence à s'inquiéter

C’est sur mieux vaut être jeune et en bonne santé que vieux et malade.

 

La commission a même imaginé le pire dans un scénario : que les prix de l'immobilier s'effondrent de 40 % d'ici à 2007. Qui veut encore s'endetter pour trente ans.

Pas moi.

 

Particulièrement rentable pour les spéculateurs, la flambée des prix de l'immobilier dans le Sud-Est empêche aujourd'hui une bonne partie de la classe moyenne d'acquérir une propriété ou de simplement se loger.

Pourtant c’est bien connu les Français achètent pour se loger.

 

le boum s'est poursuivi et favorise la spéculation immobilière : il suffit d'acheter un bien et de le revendre quelques années plus tard pour gagner beaucoup d'argent.

Mais puisqu’on vous dit que le marché est sain.

 

J'attends,

Mérou.

 

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Dimanche 31 juillet 2005

http://fr.biz.yahoo.com/050728/27/4ipzc.html

Patrick Artus, directeur de la recherche économique chez Ixis Corporate & Investment Bank.

Copyright 2005 AOF - Tous droits de reproduction réservés par AOF.

 

Pourquoi l'inflation a disparu?

(AOF) - Dans une étude, le directeur de la recherche chez Ixis Corporate & Investment Bank, Patrick Artus, arrive à la conclusion que la faiblesse de l'économie est un phénomène mondial.

Il est impressionnant d'observer que l'
inflation est très faible dans l'ensemble des
pays :

Si la disparition de l'inflation est durable, il faut remettre en cause certaines politiques économiques ou réglementaires. Par exemple : l'impossibilité de faire baisser les salaires nominaux devient pénalisante, puisqu'il ne peut plus y avoir d'ajustement des salaires réels.

 

Quand les économistes contredisent le bon sens populaire.

1/ Mon salaire a baissé de 0.25% au 1er janvier.

2/ Cela n’empêche pas l’inflation

  • Ma baguette de pain est passée de 0.75 à 0.80 € le 1er Mars.
  • Le litre de gasoil vaut aujourd’hui 1.05 € contre 0.80 l’an dernier.
  • Mon loyer va augmenter de 4.8% au 1er septembre.
  • Le gaz 4% en Juillet.
  • L’immobilier 15%
  • Etc…………………………

Il vient d’ou ce type ? la vie ce n’est pas que les livres, les statistiques et internet, la réalité est aux yeux de beaucoup d’entre nous totalement différentes. Propager de telles idées est très malsain. Et en tant que chef économiste de mon porte monnaie je peux affirmer qu’il y a de l’inflation et qu’elle est bien supérieure aux chiffres officiels.

A moins qu’il ne parle des innombrables gadgets inutiles, made in China que l’on trouve chez Ikea ou d’autres, et qui envahissent nos cuisines et nos étagères. On ne peut nier qu’il existe de l’inflation sur les biens essentiels.

  • Le pain élément de base de notre alimentation.
  • Gaz, chauffage et eau chaude.
  • Gas oil, indispensable pour aller travailler (dans mon cas, mais plus pour longtemps j’espère).
  • Immobilier, faut bien se loger.

C’est sur que chez bricotruc vous trouverez une ponceuse vibrante pour 10 €, alors qu’il y a 10 ans elle valait 5 fois plus, ça semble une bonne affaire sauf si vous avez réellement une planche à poncer. Le prix des écrans plats a fortement diminué en 5 ans mais il reste toujours plus cher qu’une télé traditionnelle, et on peut très bien vivre sans.

Ces théories fumeuses servent juste à culpabiliser encore plus les salariés, et leur mettre la pression pour qu’ils acceptent des baisses de salaires, des crédits à 50 ans, les crédits hypothécaires, et tout l’attirail Ultra libéral qui va bientôt suivre. On serait pas en train de préparer le terrain pour Mr S. par hasard?

Désolé d’être sorti de l’immobilier, (quoique taux et l'inflation soit liés, et que son évolution  conditionnera vos futurs efforts)  mais je ne supporte plus que l’on me prenne pour un c.n.

Pour l’immo, j’attends.

Mérou.

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Jeudi 7 juillet 2005

 

Aujourd’hui : 50% de remise sur les T-Shirts

Demain : 50% de remise sur les loyers,

 

 

RTL, ce matin, interview d’un habitant de Stratford, banlieue est de Londres qui accueillera les JO en 2012:

« On n’a pas besoin de stade, ce dont on a besoin ce sont des loyers moins chers, et des emplois durables »

no comment.

 

 

J’attends.

 

Mérou.

 

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Mercredi 6 juillet 2005

Un article m’a interpellé cette semaine dans la tribune :

 

http://www.latribune.fr/Tribune/Online.nsf/Articles/200507046DXQQS?OpenDocument

 

La Tribune - édition du 04/07/05

 

Les conditions d'emprunt pour acquérir un bien immobilier ont beau être plus favorables que jamais, on se demande qui en France a encore les moyens de devenir propriétaire s'il ne l'est pas déjà. Pour loger une famille, il faut aujourd'hui débourser deux fois plus qu'il y a huit ans alors que, dans le même temps, les salaires n'ont pas suivi une progression parallèle.

 

Dans un premier temps on y apprend que les prix sont inabordables et ce malgré les taux actuels très avantageux. Ils ont raison de le préciser, vous revenez peut être de 7 ans de vacances sur Mars.

 

La seconde partie me laisse perplexe, j’ai l’impression que l’on y cherche un bouc-émissaire.

 

Encore une fois, les Français les moins bien lotis se trouvent entre la frange la plus aisée de la population qui bénéficie d'avantages fiscaux de type Robien pour faire prospérer son patrimoine immobilier

 

Après tout tant mieux si un type qui travaille ou a travaillé dur toute sa vie souhaite se constituer un patrimoine via  le dispositif Robien. Son action est bénéfique (sous réserve du coût de la défiscalisation pour le contribuable) il se sacrifie en se substituant à l’état, il augmente l’offre, favorise la construction, fait vivre le maçon, le carreleur, et tous ces appartements seront les HLM de demain. Merci Messieurs pour votre dévouement, mais soyez très exigeant sur l’emplacement, n’achetez pas à n’importe quel prix, et demandez des garanties sur la rentabilité.

 

Puis plus loin dans ce même article les choses se gâtent :

 

et les familles modestes pour lesquelles ont été conçus des dispositifs d'accession à la propriété particulièrement avantageux comme le prêt à taux zéro.

 

« Particulièrement avantageux », allons voir ça de plus près :

 

http://www.meilleurtaux.com/savoir/guide/pret_taux_zero.php#2

 

Dans le lien ci-dessus vous trouverez les conditions d’octroi du PTZ (prêt à taux zéro). Et les différentes simulations.

 

J’ai étudié un cas moyen, très proche de ma situation ;

Zone B, soit revenu maxi 32 390 Euros pour 4 personnes (2 ème enfant en Décembre),

Achat ancien Zone B donc: 17 200 Euros à taux 0,

Vente bien précédent, reste 100 K€

Budget mini d’une maison dans le Val d’Oise 250 K€ (frais inclus)

 

 

Donc besoin financement 150 K€, capacité max de remboursement mensuel, 32 K€/12x.033 = 888 €, (ça va pas être facile tous les jours).

 

Donc 17 200 € taux 0 ; 72 € sur 20 ans

Et 132 800 € ; 824 € sur 20 ans

 

896 € par mois pendant 20 ans, le taquet, le moindre incident financier, chômage, Chaudière/voiture à changer et c’est la catastrophe !!!

 

Imaginez que le gain sur 20 ans est de 8 503 Euros à 3.70% + assurances, c’est une coquette somme, mais sur le prix total, cela représente 3.4%, soit 35 Euros (1 Mac do pour 4) par mois (1.3% de revenu).

 

Selon le dernier rapport des notaires les maisons dans le Val d’Oise ont augmenté de 4.3 % au 1er trimestre 2005 (14.9% sur 1 an).

 

http://www.paris.notaires.fr/art.php?cID=313&nID=821

 

2 mois œ de hausse font disparaître ce soit-disant dispositif particulièrement avantageux.

 

La véritable injustice est peut-être d’y avoir accès.

 

N’oubliez pas non plus que certaines personnes vivent à 10 dans 14 m2 à nos frais, pourtant leur sort n’est pas enviable.

 

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/IP916.pdf (compléments d’infos sur les Français modestes).

 

On entend souvent dire qu’une baisse des prix serait catastrophique pour notre économie, l’effet richesse engendré par des prix élevés rend le propriétaire confiant, il se sent riche donc il consomme.

 

En contre partie une baisse des prix (Loyers et ventes) redonnerait aussi du pouvoir d’achat  aux locataires et futurs acquéreurs, il n’alimenterait pas les bas de laine et serait aussi profitable à l’économie, d’autant que ces Français modestes et moyens se privent pour se loger, ils ont donc du potentiel à consommer, et à redistribuer leur petites richesses.

 

Mais ne sommes pas riches, mais nous sommes de plus en plus nombreux. 

 

 

J’attends.

 

Mérou.

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Samedi 2 juillet 2005

 

                     

N'ayez pas peur...............Le Prêt à 50 ans va nous sauver !!!

http://www.foncier.org/statistiques/accueil_statistiques.htm (cliquez sur graphiques)

 

Je ne sais pas pour vous, mais moi quand je vois ce genre de courbe, je n’imagine qu’une seule issue. Nul besoin d’avoir fait des études supérieures, mon simple bon sens de petit technicien suffit à me mettre en garde. Les cycles sont bien identifiés 1969/1975/1980/1985/1991/1998/200X à vous de deviner la suite.

Si les précédents cycles sont restés dans le tunnel +/- 10% le dernier est de taille et les propos de Marc Touati prennent ici toutes leurs valeurs " les prix de l’immobilier sont déconnectés de la réalité 100% de hausse pour 25% de croissance du PIB ". Les arguments constamment entendus ; allongement de la durée de remboursement, faible taux n’y changent rien, aujourd’hui vous surpayez l’immobilier.

N’oubliez pas que l’intérêt de ceux qui nous répète sans cesse que le marché est sain est d’éviter le Krach à tout prix. Le 28/06 un nouveau rapport de la Banque de France nous explique;

 

http://www.boursorama.com/patrimoine/information/detail-actualite.phtml?news=2775291

http://www.banque-france.fr/fr/publications/telechar/rsf/2005/etud3_0605.pdf

 

" La production de crédit à l'habitat est passée de 43 milliards d'euros en 1996, année de retournement du cycle immobilier, à 132 milliards en 2004, enregistrant une hausse annualisée de +15% sur la période et de 18,2% depuis 2000 "

Avec ces chiffres ont comprend mieux leurs efforts à nous rassurer. Si nous continuons dans ce sens avec tous les gadgets qu’ils nous préparent, prêt 50 ans, et crédit hypothécaire, notre avenir est tous tracé, ils auront la main mise sur nous, nous leurs appartiendrons, un homme endetté perd sa liberté et devient docile, un " Esclave moderne ", et je n’accepterai jamais ça

Plus loin;

Tout en soulignant que le marché de l'immobilier ne "semble pas présenter les caractéristiques d'une bulle spéculative", la Commission bancaire note que "la plupart des experts reconnaissent qu'une poursuite de la hausse des prix dans les mois qui viennent est difficilement soutenable"./MJ

Eh oui mais ça continue de grimper Messieurs et dernières nouveautés, les loyers baissent déconnectant encore plus le prix théorique du prix constaté, la pression monte et la bulle gonfle, gonfle, gonfle…..

Et comme rien de concret n’est fait pour favoriser l’atterrissage en douceur, si ce n’est diverses incantations et autres prières, la fin va être douloureuse.

J’attends,

Mérou.

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Mercredi 29 juin 2005

Après un article sur la stagnation des loyers le 23 mai dernier, et dans lequel on pouvait lire " Notre stock d’appartements en attente d’être loués est cinq fois plus important que l’an dernier, reconnaît Henry Buzy-Cazaux, le directeur général de Foncia, un des plus gros administrateurs de la place " ( env 150 000 appartements je crois).

Le parisien enfonce définitivement le clou dans son édition du jour ;

Evolution des loyers de décembre 04 à juin 05.

France, appartement -1.09%, maison -2.37%

IDF ; appartement +2.64%, maison +8%

Paris ; Appartement -1.56%, studio -2.43%, 2 pièces –0.13%, 3 pièces –4.4%

C’est la 1er baisse des loyers à Paris depuis 1998.

On remarquera l’encart à droite " pour l’instant les prix à la vente ne baissent pas mais les stocks augmentent ", eh oui, et dans l’immobilier comme partout, quand les stocks augmentent les prix finissent toujours par baisser.

Déjà en février un article du Particulier mettait en garde les néo-investisseurs en immobilier locatif via la loi Robien en parlant de " véritable bombe à retardement ", d’après cet article beaucoup trop d’appartements seront bientôt disponibles par rapport à la demande SOLVABLE. Et la grande majorité de ces nouveaux immeubles seraient situés dans des zones ou la demande est faible. De plus les primo-accédants qui pouvaient encore le faire ont acheté ces dernières années faisant disparaître par la même occasion une partie importante de la demande solvable.

Dans mon quartier par exemple, 7 immeubles sont en construction, et d’après les dernières statistiques 55% sont destinés à la location, alors que de nombreux appartements dans des immeubles plus anciens ne trouvent pas de locataires depuis plus de 6 mois.

La baisse des loyers va entretenir la bulle dans un premier temps, le rendement locatif étant moindre le prix de vente s’en trouve encore plus déconnecté de la théorie. Cet écart ne pourra pas durer et le retour à la réalité va être cinglant.

J’attends.

Mérou.

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Mardi 28 juin 2005

 

 

C’est vrai…………..Sur 1 siècle.

 

Mais c’est un marché cyclique, les prix évoluent autour d’une moyenne, dans un tunnel. Et en ce moment on est sorti du tunnel par le haut.

 

Mon premier boulot c’était négociateur immobilier de fin 90 à fin 92, dans une station de ski. Je finissais juste mon service militaire, et auparavant j’avais toujours habité chez mes parents. Je ne savais pas à quoi servait un notaire, je n’avais jamais payé de loyer et le logement n’avait jamais été au centre de mes préoccupations.

 

Je voyais l’immobilier avec un regard neuf et sans aucun a priori.

 

Les acheteurs étaient rares et heureusement que la location et le syndic nous occupaient. J’ai vendu une quinzaine de biens en deux ans, mais j’avais en permanence entre 80 et 100 mandats. Les seuls appartements qui pouvaient espérer une plus value étaient situés sur le front de neige dans les immeubles les plus anciens. Tous les autres, surtout les plus récents et les plus éloignés du front de neige se négociaient moins cher que le prix d’achat neuf. Exemple : un studio neuf acheté 190 KF dans les années 80 ne trouvait pas d’acquéreur à 130 KF en 1991. C’était un cas extrême loin des pistes, et petite surface (au calme et très mignon en langage immobilier), mais beaucoup se négociaient avec des moins values.

 

Depuis, je sais que l’immobilier peut baisser;

 

même si les prix ont augmenté comme partout ailleurs dans cette station et qu’aux dernières nouvelles, en été 2003 il n’y avait presque rien à vendre.

 

Comme quoi il y a toujours de l’espoir ; à la hausse comme à la baisse.

 

alors moi, j’attends.

 

Mérou
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Dimanche 26 juin 2005

Comme vous l’avez, sans doute remarqués les prix de l’immobilier ont très fortement augmenté ces dernières années, (96.4% depuis 97) selon la FNAIM. Pour être explicite ce que vous avez acheté 150 K€ en 1997 vous le revendez aujourd’hui 300 K€. Soit 18 750 € de plus value par an, 1 562 € par mois. Je vous l’accorde, j’ai oublié l’inflation, les frais de notaire, d’agence, et si ce n’est pas votre résidence principale vous êtes imposés etc……enfin il en reste quand même.

En tant que Français moyen, très moyen, modeste très modeste …(en fait ma catégorie change tous les ans) je me dois d’avoir une gestion patrimoniale rigoureuse.

Au vu des sommes engagés et du risque encouru il est utile de se poser les bonnes questions quitte à bousculer quelques croyances collectives du genre "l’immobilier ça baisse jamais ", où "louer c’est jeter l’argent par la fenêtre ". (Où les fenêtres selon le montant de son loyer) !

J’ai déjà été propriétaire deux fois et locataire a plusieurs reprises, pour être clair ; 5 adresses différentes depuis fin 2001, ça commence mal pour la gestion de bon père de famille, je vous l’accorde !!!, Mais par contre le Medef va être content ; la mobilité professionnelle je suis au top !!!

De retour dans le Val d’Oise en juin 2004 après un trop court séjour en province, nous avons cherché à acheter une maison, serein, la fleur au fusil et sans aucune arrière pensée, nous allions forcément nous trouver un petit nid douillet. Secteur de notre recherche ; Cergy, St Ouen, Frépilon, Auvers, Nesle la vallée, Beaumont.

Et là STUPEUR, le moindre nanar, genre mitoyen des deux côtés 50 m2 de jardin devant derrière construction et matériaux de piètre qualité 210/250 K€ et le prix de départ pour un pavillon individuel moyen 280 K€, Eh les gars arrêtez de délirer ça fait quand même entre 1.4 et 1.8 MF,!!!!! Et depuis ça a encore grimpé. Nous avons visité pendant 1 mois puis découragé, nous avons préféré louer, avec à l’esprit de continuer à chercher en prenant notre temps.

A cette époque plusieurs choses m’avaient déjà frappé ;

" Y a de la demande, Y a de la demande " qu’ils nous disaient tous, et ils avaient raison. Ce ne sont pas les meilleures conditions à l’achat, mieux vaut toujours être du côté de la pénurie, j’ai un ami (salut william) qui disait toujours, "mieux vaut faire le boucher que l’agneau ". En clair être Vendeur quand le marché est acheteur, et acheteur quand le marché est vendeur.

Je n’imaginais pas les Français aussi riche, pour ma part, suite à des choix professionnels que j’assume totalement mes revenus actuels sont inférieurs de 23 % à ceux de 2001, et encore sans parler de l’inflation !

Tout se vend, (ou se vendait), Nous avions visité des maisons avec beaucoup de travaux, à des prix très élevés et où le vendeur restait sur ces positions pourtant elles se sont vendus en quelques semaines.

Comment justifier par Exemple à Cergy, les tarifs des petites maisons mitoyennes, surface 80 m2, terrain 200 m2, très mauvaise qualité, huisserie de supermarché, chaudière murale à bout de souffle, sanitaire très bas de gamme avec des prix de présentation entre 200 et 230 K€, en neuf aujourd’hui construire ce type de bien varie entre 1300 et 1500 € le m2 (voir la maison à 100 000 € de borloo). Ca laisse de la marge pour le foncier.

Le doute nous envahissait, une pause dans nos recherches serait salutaire.

C’est à partir de Septembre que je me suis mis à la cherche d’infos sur le net, et le plus simplement du monde j’ai écrit sur Google "bulle immobilière " puis "krach immobilier " sans vraiment y croire mais juste pour avoir des infos.

Depuis je suis presque tous les jours les différents forums dédiés à la bulle (ou à l’immo) ;

http://forums.lesechos.fr/list.php?bn=echos_immobilier3

http://www.boursorama.com/forum/file_messages.phtml?symbole=immobilier

http://www.bulle-immobiliere.org/forum

http://www.krach-immobilier.com/

Et les blogs ;

http://immobulle.canalblog.com/

http://jaimelekrach.over-blog.com/

http://janot51.over-blog.com/

Depuis le début de l’année le climat a considérablement changé, il semble que la marché se bloque, les prix ne baissent pas, l’offre à la vente ou à la location augmente, le nombre de transactions diminue, et les articles parlant de la bulle se multiplient.

Mon ambition est simplement de donner mon point de vue, il sera juste le reflet de ma vérité, il n’a d’intérêt que si vous le confrontez à votre propre expérience et à ce que vous vivez au quotidien. La bulle est un phénomène global et complexe dans lequel nous nous intégrons tous.

Mon avis est qu’aujourd’hui la probabilité que nous soyons dans une bulle est importante et que la question est quand et comment elle va éclater ?

Mérou.

par Mérou publié dans : chroniquedunkrach
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