
Grosse surprise aujourd'hui sur télématin, Thierry Hay commence sa revue de presse en parlant de la une de "Libé", et il y va fort, comparant le marché immobilier à une grenouille et chacun sait ce qu'il advient de la grenouille lorsqu'elle gonfle : ELLE ECLATE. Donc ce jour est à marquer d'une pierre blanche, c'est la dernière étape avant la grande messe du 20 h, c'est le double effet kiss cool, 2 grands médias de la presse écrite et de la télé se lâchent. http://www.liberation.fr/img/pdf/UNE.pdf http://www.liberation.fr/page.php?Article=314753 http://www.liberation.fr/page.php?Article=314754 http://www.liberation.fr/page.php?Article=314755 http://www.liberation.fr/page.php?Article=314756 http://www.liberation.fr/page.php?Article=314757 http://www.liberation.fr/page.php?Article=314758 http://www.liberation.fr/page.php?Article=314759 Extraits : Jamais dans l'histoire humaine la valeur des terres et des bâtiments qu'on y édifie n'avaient crû aussi fort, aussi rapidement et aussi globalement Le revers de la médaille est un endettement périlleux si la courbe vient à s'inverser, et une spéculation qui ne peut durer que tant que dure l'illusion d'une hausse sans fin des prix. Quand la spirale cale, ou s'inverse, l'économie entre en récession………. Plus haut se sera envolée la bulle, plus dure sera la chute. certains économistes de renom, comme le prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz, estiment que la bulle immobilière est bien là. "Elle gonfle avec l'afflux de liquidités monétaires sous l'effet de deux facteurs : des taux d'intérêt historiquement bas et une méfiance des épargnants vis-à-vis de la Bourse", explique Evariste Lefeuvre, économiste chez Ixis, groupe Caisse d'épargne.
ce phénomène s'est produit dans de grandes villes telles que Boston, Los Angeles, Londres, Sydney et Tokyo", ajoute Borgy. Aujourd'hui, les mêmes attentes semblent provoquer les mêmes effets. Aux quatre coins de la planète, "les acheteurs ne sont pas découragés par la hausse des prix, dit Evariste Lefeuvre, puisqu'ils s'attendent à ce que des prix encore plus élevés viennent compenser leurs dépenses. Pour l'instant, les économistes comparent le rapport moyen des prix de l'immobilier et des salaires. Le constat est incontestable... Il s'est dégradé partout dans les grandes villes, de l'Australie à la Chine en passant par la plupart des pays européens ou les Etats-Unis à cause notamment des investisseurs professionnels qui placent leur argent un peu partout, en fonction des opportunités de profit………………………… montée en flèche des prix du pétrole a apporté une manne financière aux pays producteurs, qui recyclent une bonne partie de leurs liquidités dans l'immobilier. Des spéculateurs, mais c’est pas possible ! ! Partout, les taux d'endettement relatif à l'immobilier ont augmenté. Le phénomène le plus important et qui milite pour la thèse de la bulle se passe aux Etats-Unis, où de plus en plus d'achats de maisons sont gagés sur la hausse future des prix et le maintien de taux d'intérêt relativement bas……………………Une remontée brutale des taux d'intérêt ou une baisse soudaine du prix du mètre carré risqueraient de mettre par terre ce fragile équilibre……………….."Mais les banquiers centraux savent qu'ils jouent aux apprentis sorciers, s'inquiète un économiste Avec une hausse des taux d'intérêt, les ménages lourdement endettés à taux variable se retrouveraient dans une situation financière difficile. Voire en situation de quasi-faillite les obligeant à vendre leur bien dans la précipitation. Faisant alors exploser la bulle. Bulle : état du marché dans lequel "la seule raison pour laquelle le prix est élevé est que les investisseurs pensent que le prix de vente sera encore plus élevé demain, alors que les facteurs fondamentaux ne semblent pas justifier un tel prix", selon la définition du prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz. Depuis 2002, la hausse serait plus forte en province qu'en Ile-de-France. A Paris, le prix des appartements a doublé en sept ans, soit une hausse annuelle de 14,5 % "Il semble qu'il y ait, au minimum, des signes de bouillonnement sur certains marchés locaux où les prix semblent avoir grimpé à des niveaux insoutenables." Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale américaine Royaume-Uni ou aux Etats-Unis, la spéculation se nourrit grâce à un crédit immobilier "exotique". Par exemple, un propriétaire qui n'a pas encore fini de rembourser sa maison peut contracter un nouveau crédit hypothécaire, gagé sur la valeur de son bien dont la valeur a augmenté. Le voilà donc en position d'acheter une résidence secondaire ou de spéculer. "C'est un système très pervers qui entretient la hausse de façon artificielle" les ministres de l'Economie Sarkozy puis Gaymard avaient réfléchi à importer ce système pour redistribuer du pouvoir d'achat aux propriétaires. Mais Thierry Breton s'est, lui, montré très discret le sujet. Espérons qu’il continue à rester discret. Pour l'heure, le prêt qu'on rembourse sur un demi-siècle est encore dans les cartons. Mais il a ses défenseurs chez les banquiers, notamment au Crédit foncier. Aujourd'hui, les banques ne prêtent pas au-delà de trente ans. Elles s'y refusent parce qu'elles butent sur la durée maximale de l'hypothèque en France, soit trente ans. D'où l'idée d'une rallonge. Sous la forme d'une hypothèque rechargeable jusqu'à cinquante ans : "Imaginons que l'acquéreur veuille refaire sa toiture alors qu'il n'a remboursé que les deux tiers de son capital, on pourrait lui dégager un nouveau prêt en rechargeant son hypothèque", explique Jean-Marie Gambrelle, directeur des études stratégiques au Crédit immobilier de France (CIF). Bref, on serait bien parti pour de l'emprunt à vie... explique Jean-Marie Gambrelle, directeur des études stratégiques au Crédit immobilier de France (CIF). Bref, on serait bien parti pour de l'emprunt à vie... Dans ce cas je préserve ma liberté en restant locataire. Prêter sur trente ans pour un banquier est presque devenu banal. Il y a peu, vingt ans semblait un maximum. Aujourd'hui, c'est devenu la seule façon pour les banquiers de financer les primo-accédants... donc de continuer à faire des affaires. Comme si cela ne suffisait pas : "On a aussi considérablement allégé nos règles. Et elles n’hésiteront pas à durcir ces mêmes règles lorsque leurs intérêts seront en jeux, et là malheur aux emprunteurs de l’impossible, qui n’auront plus comme raison de vivre que de rembourser. Pour justifier les opérations de trente ans, CIF vante l'argent pas cher : "Avec une inflation à 2 % et un prêt à 3,5 %, le vrai prix de la maison s'établit à 1,5 % du montant de l'acquisition. Pour un logement à 200 000 euros, par exemple, ce coût sera de 250 euros par mois", Une paille, mais n’oubliez pas que la majorité des intérêts sont remboursés sur les premières années. Refaites le calcul en considérant qu’en moyenne vous revendez votre maison tous les 7 ans, et vous verrez que le coût est beaucoup plus important. En fait, toute la démonstration du banquier repose sur le postulat que le bien se valorisera forcément comme l'inflation. Ce qui n'a rien d'automatique. Les banquiers seraient-ils donc des pousse-au-crime ? Les emprunteurs ont de très bonnes raisons de s'interroger. "C'est vrai que trente ans, ça fait peur", reconnaît un prêteur : "C'est plus qu'une peine de sûreté. Se lier avec son banquier s’est aussi perdre sa liberté. Or un prêt sur trente ans n'en finit pas de s'amortir. Meilleurtaux, le courtier sur Internet, propose sur son site un petit simulateur de prêts. Parfait pour calculer son tableau d'amortissement. Quand on emprunte sur trente ans et qu'on est obligé de vendre au bout de dix ans, il reste encore 234 000 euros de capital à rembourser au banquier (au taux de 3,70 %), soit plus des trois quarts de la somme empruntée. En moyenne le Français revend sa maison tous les sept ans. Quand nos clients sont jeunes et beaux, ils ne se voient jamais en difficulté." Face à cet emballement généralisé, la Commission bancaire commence à s'inquiéter C’est sur mieux vaut être jeune et en bonne santé que vieux et malade. La commission a même imaginé le pire dans un scénario : que les prix de l'immobilier s'effondrent de 40 % d'ici à 2007. Qui veut encore s'endetter pour trente ans. Pas moi. Particulièrement rentable pour les spéculateurs, la flambée des prix de l'immobilier dans le Sud-Est empêche aujourd'hui une bonne partie de la classe moyenne d'acquérir une propriété ou de simplement se loger. Pourtant c’est bien connu les Français achètent pour se loger. le boum s'est poursuivi et favorise la spéculation immobilière : il suffit d'acheter un bien et de le revendre quelques années plus tard pour gagner beaucoup d'argent. Mais puisqu’on vous dit que le marché est sain. J'attends, Mérou.
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